L’euro à un plus haut de 6 mois avec la victoire annoncée de Macron

LONDRES/PARIS, 7 mai (Reuters) – L’euro est attendu en légère hausse contre le dollar et à un plus haut de six mois, au dessus du seuil de 1,10 dollar, selon des données de Reuters, après de premières indications donnant Emmanuel Macron largement vainqueur du second tour de l’élection présidentielle française.

L’euro atteindrait 1,1030 dollar à l’ouverture des marchés asiatiques selon de premières données de la plate-forme de transactions EBS, contre un cours de clôture à 1,0995 vendredi.

La devise européenne avait déjà fortement progressé après le premier tour de l’élection présidentielle française qui avait vu le candidat pro-européen d’En Marche! arriver en tête devant Marine Le Pen, le 23 avril dernier.

L’euro s’est apprécié de 2,50% contre le dollar entre le 21 avril et le 5 mai.

Sur la même période les actifs financiers français ont aussi bénéficié de la disparition du risque d’une sortie de la France de l’Union européenne et de l’euro lié à l’éventualité d’une victoire de Marine Le Pen.

Au fur et à mesure des sondages d’intentions de vote pour le second tour confirmant la large avance d’Emmanuel Macron, la Bourse de Paris a accru ses gains pour progresser de près de 7,4% entre les deux tours contre une progression de 6,35% de l’indice Eurostoxx 50 des valeurs de la zone euro.

L’écart entre le taux de rendement des obligations françaises et allemandes à 10 ans, mesure de la prime de risque exigée par les investisseurs pour détenir la dette publique française, a été divisé par deux, passant d’un plus haut de près de 80 points à moins de 40 points de base vendredi.

« La disparition du risque systémique européen et du risque spécifique français confirme bien que les risques liés à l’élection française étaient surestimés », estimait Philippe Ithurbide, directeur de la recherche d’Amundi Asset Management, avant même la tenue du second tour. (Marc Joanny pour le service français édité par Véronique Tison)

France-Slovénie: Les Experts en finale de leur Mondial !

Au terme d’une demi-finale qui avait tout l’air d’un match piège, l’équipe de France s’est imposée sans sourciller face à la Slovénie (31-25), ce jeudi soir à Bercy. Lors de la finale de ce Mondial prévue dimanche, « les Experts » affronteront le vainqueur de l’autre demie opposant la Croatie à la Norvège, vendredi. Habitués à tout raflé depuis plus de 15 ans, les Tricolores disputeront une 7e finale dans un championnat du monde et viseront un sixième sacre mondial.

Tous les ingrédients d’un cruel match piège étaient réunis. Grandissimes favoris, jouant devant leur public, invaincus depuis le début de la compétition, quintuples champions du monde et vainqueurs à deux reprises de ces Slovènes (29-27 et 33-26) en matches de préparation, les Experts pouvaient facilement tomber dans la facilité. Mais les discours d’avant-match affichaient une certaine prudence, car en face, les Slovènes n’ont pas atteint le dernier carré par hasard. Tombeurs de la Russie (32-26), puis du Qatar (32-30) dans cette même enceinte de l’Accordhotels Arena, les protégés du Monténégrin Veselin Vujovic n’ont pas tardé à prendre leurs repères.

Dans une ambiance digne d’un concert de rock, et après une Marseillaise donnant la chair de poule, les Experts ouvraient le score rapidement sur un beau tir de Fabregas. Porte et Dipanda portaient déjà le score à 3-1, et quand Karabatic se heurtait au solide gardien slovène, Fabregas reprenait victorieusement (4-1). Très solides en défense, trop peut-être, les Experts réussissaient la belle performance de marquer un nouveau but alors qu’ils se trouvaient en double infériorité (5-2).

Karabatic passe en force (AFP)

Quelques approximations tricolores, notamment de Karabatic, permettaient aux Slovènes de rester au contact (7-6, 16e). Bouillant comme le public, Porte redonnait un peu de peps aux Bleus 9-6, et il fallait même que Sorhaindo lui demande de maîtriser ses ardeurs… Sous le regard bienveillant d’Omeyer qui n’apparaissait que pour les pénaltys, Gerard faisait le job avec près de 40% d’efficacité. L’acrobatique Abalo et le puissant Mahé régalaient eux aussi le public qui lançait une ola jusqu’à la pause (15-12).

UNE DEUXIÈME MI-TEMPS MAÎTRISÉE

Au retour de la pause, les Experts maintenaient leur écart grâce notamment à un redoutable rideau défensif. S’appuyant notamment sur quatre joueurs évoluant ou ayant joué à Montpellier, dont le capitaine Vid Kavticnik, les Slovènes ne perdaient toutefois pas pied. A 21-17 (40e), le public poussait en scandant « Allez les Bleus, tes supporters sont là ! ». Narcisse, considéré par les Slovènes comme une légende de son sport au même titre que Karabatic, faisait à son tour le show, ce qui donnait des ailes à Abalo (23-18, 44e).

Dinart motive ses joueurs (AFP)

A un quart d’heure de l’épilogue, la France comptait jusqu’à six longueurs (25-19 puis 27-21), mais les hommes de Vujovic recollaient encore pour revenir à 28-24 à cinq minutes de la fin. Rien n’était joué, et il fallait l’aplomb et la puissance d’un Mahé pour permettre aux Tricolores de tenir (29-24). A deux minutes de la fin Gerard effectuait un nouvel arrêt devant un public hurlant « on est en finale, on est en finale ». Les Slovènes sentaient que la finale leur échappait et finalement la logique était respectée avec cette victoire française (31-25).

En six finales en championnat du monde, les Français ont été sacrés à cinq reprises. Fait rare pour un sport collectif français, ils se retrouveront de nouveau en finale avec le statut de grands favoris, et ce, quel que soit l’adversaire (Croatie ou Norvège). Comme en 2001, les hommes de Didier Dinart et Guillaume Gille peuvent espérer soulever le trophée à domicile. Il ne leur reste plus qu’une marche, la plus haute.

Source: Francetvsport

Adil Hiani, la star marocaine de la musique électro à Paris

Dans un café populaire de Casablanca, il se raconte autour d’un thé à la menthe. Lui qui ne se livre pas facilement a hésité avant d’accepter l’invitation. Le troquet est à son image, simple et sans prétention. Pourtant, Adil Hiani est connu dans les clubs des quatre coins de la planète électro pour être l’un des seuls à marier avec autant de panache les rythmes électroniques actuels et la musique ancestrale marocaine.

Adil Hiani, 29 ans, a mixé ces deux dernières années à Barcelone, Athènes, Paris, Zurich, Berlin, Hammamet, Tozeur ou Alger. Pourtant, c’est au Maroc qu’il revient toujours. « Je voyage le week-end pour mes événements et je reviens chez moi à Casablanca. Je n’envisage pas ma vie ailleurs. Ici, je suis près de ma famille, de mes amis, de mes associés, de mes racines… et des bons plats de ma mère », précise Adil Hiani.

Aux platines dès 13 ans

« Je sais d’où je viens. Mon père a débarqué d’un village berbère, Tassila Ait Aissi, pour chercher du travail à Casablanca. Il a commencé comme marchand ambulant. A la sueur de son front, il a monté une entreprise de matériel électrique. Le magasin existe toujours, géré par mes frères. Ma mère vient aussi d’un petit village berbère du Sud. » Adil grandit entouré de cinq sœurs et de deux frères. A 13 ans, il découvre les joies du mix et des platines grâce à son cousin, DJ Key. Quatre ans plus tard, il se produit déjà au Maroc mais s’envole pour la France afin de poursuivre ses études d’économie. « Mes parents se sont battus pour qu’on puisse avoir un bon niveau scolaire. Les études ont toujours été la priorité. »

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L’appel musical reste cependant le plus fort. En 2009 s’offre à lui une carrière en France dans la finance. Mais Adil décide de rentrer au Maroc pour se consacrer à son label, Cosmo Records, qu’il lance avec Laurent Grumel, un Français qui a grandi au Maroc. « Nous voulions fusionner l’univers de la musique électronique et acoustique avec un concept : inviter des artistes au Maroc pour leur faire découvrir le pays, leur faire partager un moment avec des musiciens traditionnels marocains. »

Depuis, l’aventure a tenté de nombreux musiciens, comme l’Argentin Rene Sandoval ou les Parisiens Masomenos et Vadim Svoboda, qui ont parfois été emmenés jusqu’aux confins de l’Atlas. De son côté, Adil Hiani se fait peu à peu connaître en Europe, et la musique s’emballe. Les invitations à jouer sur les plus grandes scènes électroniques du monde se multiplient, les disques du label se vendent un peu partout, en Europe, en Asie et aux Etats-Unis. Cela n’empêche pas le DJ de parfois souffrir pour obtenir des visas pour l’Europe, ce qui lui a valu de rater ou de repousser certaines dates. « Aujourd’hui, je vis à 100 % de ma musique, et principalement des concerts à l’étranger. Je ne suis ni riche, ni pauvre. Je suis fier d’avoir réalisé mon rêve et de payer mes impôts au Maroc. »

Electro, guembri et derbouka

Son meilleur souvenir ? Ce sont dix jours passés avec le producteur de musique électronique chilien Pier Bucci dans les montagnes de l’Atlas. « Les villageois nous ont offert le gîte et le couvert. C’est ce Maroc encore authentique que je veux faire découvrir, loin des grandes villes, où il n’y a pas encore de banques ! »

Grâce à Cosmo Records, le guembri et la derbouka côtoient de plus en plus souvent les rythmes électroniques, comme en septembre 2016 au nouveau festival Atlas Electronic à Marrakech, dont le label était partenaire. « J’aime mélanger toutes les musiques, sans exception », glisse le DJ. Lors de la Living Room Session, un set à Zurich en décembre 2016 retransmis en direct sur Internet, Adil a mixé pendant plus de six heures de la musique juive, berbère, arabe, du rock, du jazz ou de l’électro. Prochaine étape : le Rex Club à Paris jeudi 26 janvier, pour la soirée Crazy Jack, un rendez-vous incontournable de la musique électronique.

Quels sont les projets de David Fincher ?

Depuis Gone Girl, le réalisateur n’est pas revenu au cinéma.

Gone Girl était diffusé hier soir à la télévision, et il s’agit du dernier film de David Fincher, qui a été rattaché à plusieurs projets cinématographiques depuis sa sortie à l’automne 2014, mais n’a rien signé d’officiel. Par contre, il supervise une nouvelle série, Mindhunter. On fait le point.

Mindhunter
Le projet le plus avancé de Fincher est cette série tirée du livre Mind Hunter: Inside FBI’s Elite Serial Crime Unit de Mark Olshaker et John E. Douglas. Il s’agit d’enquêtes policières en dix épisodes se déroulant à la fin des années 1970. Jonathan Groff (Glee) et Holt McCallany (Blue Bloods) en seront les héros et en plus de chapeauter le tout, David Fincher est rattaché à la mise en scène des deux premiers épisodes (sur le même modèle que la série politique House of Cards). Prévue en 2017 sur Netflix, Mindunter n’a pas encore de dates de diffusion précises.

World War Z 2
C’est dur à croire, mais le dernier long-métrage auquel a été rattaché David Fincher en tant que réalisateur est la suite de World War Z. L’été dernier, Variety révélait que Brad Pitt le courtisait pour filmer cette suite après le départ de Juan Antonio Bayona, parti sur Jurassic World 2. Depuis, l’info n’a pas été confirmée, mais elle n’a pas été infirmée non plus, ce qui laisse entendre que les négociations sont toujours en cours. S’il signe, Fincher mettra en scène Brad Pitt pour la quatrième fois après Se7enFight Club et L’Étrange Histoire de Benjamin Button. Le cinéaste ayant clairement fait comprendre qu’il aimerait retravailler avec la star de Fight Club, si cette collaboration tombe à l’eau, une autre devrait prendre le relais.

Plus de 20 000 Lieues sous les mers
En début d’année dernière, on a appris que James Mangold avait repris le flambeau de Captain Nemo suite au désistement de David Fincher. Le réalisateur de Zodiac travaillait sur ce projet depuis quelques années déjà, mais c’est finalement celui des derniers Wolverine qui se chargera de moderniser cette aventure imaginée par Jules Verne. Il va avoir du pain sur la planche, car le projet est en concurrente directe avec deux autres adaptations libres de ce classique de la littérature…

Ni de Millenium 2
Autre projet de David Fincher qui stagnait : la suite de Millenium. En 2012, sa version du violent best-seller de Stieg Larsson avec Rooney Mara et Daniel Craig n’a pas obtenu le succès escompté, si bien que le n°2 se fait attendre.  Aux dernières nouvelles, le réalisateur a complètement laissé tomber cette séquelle de Sony, laissant sa place à Fede Alvarez, l’homme chargé récemment de remaker Evil Dead. Autre surprise : il n’adaptera pas la suite directe des Hommes qui n’aimaient pas les femmes mais Ce qui ne me tue pas, le 4e tome de la saga écrit par David LagercrantzLes acteurs principaux seront-ils de retour dans la beau de Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist ? Là non plus, rien n’est sûr.

Et Gone Girl 2 ? 
En janvier 2015, l’auteur du livre, Gillian Flynn, avait évoqué la possibilité d’écrire la suite de son best-seller, si possible dans le but d’une nouvelle adaptation cinématographique. Son rêve ? Que David FincherRosamund Pike et Ben Affleck reviennent derrière et devant la caméra. Attention, spoiler !  « Oui, à un moment donné, on pourrait continuer l’aventure, réunir tout le monde. D’ici quelques années, ce serait fun. On verrait ce que sont devenus ces tarés de Dunne. Je suis sûre que leur quotidien n’est pas si rose… Mais si on le fait, j’aimerais être entourée de la même équipe. Rosamund, Ben et Fincher devront être partants ».

Source: Premiere

Le 7ème Art, une passerelle culturelle entre les peuples du monde

L’art en général et le cinéma en particulier constituent des passerelles réduisant les distances et prônant une langue universelle ne reconnaissant pas les frontières géographiques, ont affirmé les réalisateurs, argentin Jeronimo Toubes, et marocaine Majida Benkirane. »Il n’y a aucun doute sur le fait que la culture et les arts constituent un lien entre les sociétés et les peuples et une langue qui ne requiert pas d’interprètes », ont affirmé les deux acteurs-réalisateurs, qui étaient les invités d’une nouvelle édition des rencontres mensuelles du pôle Amérique du Sud de la MAP, organisée mardi à Buenos Aires. De l’avis du cinéaste argentin, « l’expression artistique peut réduire les distances entre les peuples en ce sens que l’art est une langue d’expression qui s’adresse aux sentiments et qui est comprise par tous, quel que soit leur idiome ». Toubes, qui est également producteur et scénariste, a mis en avant l’importance des coproductions, en formulant le vœu de camper le rôle principal du film « El Llamado del desierto » du réalisateur argentin Pablo Cesar, qui sera produit par la société de production marocaine « Agora Film » dans le cadre de l’accord de coopération cinématographique signé par le Maroc et l’Argentine en 2000. Il a également souligné que son travail aux côtés du réalisateur Pablo Cesar dans plusieurs pays, l’a convaincu que « les endroits changent mais les problèmes restent les mêmes au même titre que certaines solutions ». La confrontation et la violence ne mènent à rien en termes de résolution des problèmes et c’est là où l’art et la culture interviennent pour réaliser un rapprochement entre les peuples, a expliqué le cinéaste argentin, en relevant que « le cinéma aide à dissiper la peur de l’autre et à favoriser l’ouverture sur autrui loin des préjugés ».
Pour sa part, la réalisatrice marocaine, Majida Benkirane a relevé que l’art dans tous ses aspects a pour vocation de réaliser le rapprochement entre les peuples, en mettant en relief l’importance des coproductions dans la réalisation de cette convergence à la fois humaine et émotionnelle. Majida Benkirane, également écrivaine, a indiqué que le monde est devenu un petit village en dépit des spécificités de tout un chacun, avant d’ajouter que hormis les différences, « nous sommes tous unis par l’être humain qui nous habite et transcende les frontières vers des espaces plus étendus ». Au final, a-t-elle poursuivi, l’art est une langue universelle qui défend les valeurs communes de l’humanité et ne reconnait pas les barrières de l’appartenance ou les sensibilités étroites, en affirmant que les coproductions contribuent à la préservation de la mémoire et de l’histoire. Revenant sur la relation qu’entretient l’Argentine avec le monde des arts, l’artiste marocaine a relevé que sa visite à Buenos Aires lui a permis de découvrir une infrastructure consacrée à la production culturelle et artistique, avant de poursuivre que la culture est omniprésente dans le pays sud-américain à l’image des théâtres, bibliothèques et cafés littéraires, comme le célèbre café Tortoni, et bien d’autres lieux qui proposent un dépaysement culturel garanti.
L’écrivaine, qui vient de publier sa dernière œuvre intitulée « Sdaq Al Aissaouiyates » (La dot des Aissaouiyates), a mis en relief l’importance de la coproduction cinématographique qui sera réalisée par le Maroc et l’Argentine, laquelle permettra, dit-elle, de renforcer les liens culturels entre deux pays qui partagent beaucoup de valeurs communes ainsi qu’une grande richesse culturelle et civilisationnelle.
Source: Liberation

L’actrice iranienne Taraneh Alidousti boycottera les Oscars en réaction au « racisme » de Trump

L’actrice iranienne Taraneh Alidousti, à l’affiche du film « Le client » nommé aux Oscars, a annoncé jeudi qu’elle boycotterait la cérémonie pour protester contre le projet de décret « raciste » du nouveau président américain Donald Trump contre les immigrants d’origine musulmane.

« L’interdiction de visa portée par Trump contre les Iraniens est raciste. Qu’elle s’applique ou non à un événement culturel, je n’assisterai pas aux Academy Awards 2017 en signe de protestation », a écrit l’actrice de 33 ans sur son compte Twitter.


Donald Trump a entamé une offensive contre l’immigration et devrait suspendre prochainement l’entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays musulmans, dont l’Iran, pour une période d’un mois. Le nouvel occupant de la Maison Blanche a défendu ces mesures, affirmant mercredi à la télévision américaine ABC qu’il fallait agir dans « un monde en colère » devenu « un foutoir complet ».

« Ce n’est pas une interdiction contre les musulmans mais cela concerne des pays qui ont beaucoup de terrorisme », s’est justifié le milliardaire.

Le film « Le client », du réalisateur iranien Asghar Farhadi, est nommé dans la catégorie « Meilleur film en langue étrangère » aux Oscars, qui seront remis le 26 février prochain.

Source: Franceinfo

Hand: France-Slovénie au Mondial une occasion en or

L’équipe de France de handball se congratule après sa victoire face à la Suède en quarts de finale du Mondial au stade Pierre-Mauroy, le 24 janvier 2017

Après la tempête nordique, une autoroute dégagée jusqu’au trophée ? Les handballeurs français ont en tous les cas une superbe opportunité de rallier la finale de « leur » Mondial jeudi (21h00) à Paris où la Slovénie, leur adversaire en demi-finale, ne semble pas en mesure de ruiner leurs plans.

En remportant une rude bataille contre la Suède (33-30) mardi près de Lille, les Bleus ont-ils fait le plus dur ? L’entraîneur français Didier Dinart a dit lui-même que « c’était peut-être une finale avant la lettre ». Tout est dans le « peut-être »…

Le souvenir des Jeux de Rio, et la défaite inattendue en finale contre le Danemark (26-28), sont encore trop frais pour que l’ex-muraille de la défense française, 40 ans, ne se montre pas prudent. Au Brésil aussi, la bande de Nikola Karabatic paraissait avoir fait le plus dur en venant à bout de l’Allemagne renaissante (29-28) en demie.

C’était avant de chuter contre Mikkel Hansen et ses partenaires, qu’elle avait pourtant tant fait souffrir ces dernières années. Mais au Mondial, les deux plus sérieux rivaux des tenants du titre sont tombés avant les quarts. Alors quelle équipe à ce stade a les armes, sur le papier, pour empêcher les Bleus de se parer d’une sixième couronne planétaire ?

– L’ombre de la Croatie –

Il reste la Croatie, une grande nation, double championne olympique (1996, 2004) et championne du monde en 2003. Les joutes avec l’équipe des Balkans ont alimenté le livre d’or de l’équipe de France en bonnes histoires. Si elle est en reconstruction et que les Bleus l’ont souvent battue dans les matches couperets lors des neuf dernières années, elle n’en reste pas moins capable de tout, comme l’a montré sa victoire contre l’Espagne (30-29).

Tous les ingrédients semblent réunis pour que l’ex-POPB (AccorHotels Arena) accueille dimanche (17h30) un grand classique du handball. A moins que la Norvège, en plein essor, ne trouble l’ordre établi et que la Slovénie ne réussisse un exploit monumental contre la troupe française. Après la marée humaine du stade Pierre-Mauroy (28.000), les Bleus auront tout Bercy (15.500) derrière eux pour cette demi-finale.

Ce sera le troisième duel en moins de trois semaines face à l’équipe slovène. Les deux précédents avaient tourné en leur faveur, lors de la préparation à Toulouse (29-27), puis Montpellier (33-26). Alors facile ? Au niveau de l’expérience et du palmarès, il n’y a pas photo. La Slovénie n’a remporté qu’une médaille – en argent – dans sa jeune histoire, à domicile lors de l’Euro-2004, alors que les Français ont gagné sept des onze dernières grandes compétitions.

– L’amitié Karabatic/Kavticnik –

Le Slovène Vid Kavticnik (c) auteur d'un but face à la Russie au Mondial de hand, le 21 janvier 2017 à Paris / AFP/Archives

Le Slovène Vid Kavticnik (c) auteur d’un but face à la Russie au Mondial de hand, le 21 janvier 2017 à Paris / AFP/Archives

La « Suisse des Balkans » est toutefois sur la voie ascendante depuis les Jeux de Rio grâce un noyau dur habitué à la Ligue des champions. Parmi les meilleurs éléments de l’équipe: les gauchers de Montpellier Jure Dolenec et Vid Kavticnik qui connaissent le jeu français sur le bout des doigts. Deux autres, l’arrière gauche Borut Mackovsek et le pivot Matej Gaber, ont joué dans l’Hérault aussi.

« On va retrouver « Mika » Guigou, William Accambray, Titi (ndlr: Omeyer), des joueurs avec qui on a déjà joué. Avec Niko (Karabatic), on se parle presque chaque jour, on échange mais là, c’est la compétition », prévient Kavticnik, doyen de son équipe (32 ans), dont l’amitié avec Karabatic est née à Kiel (Allemagne).

Son sélectionneur, le Monténégrin Veselin Vujovic, meilleur joueur du monde en 1988, a profité de ce Mondial pour aguerrir une jeune génération talentueuse, à l’image de l’ailier droit Blaz Janc (20 ans), promis à un bel avenir.

Si la Slovénie ne manque pas de recours sur le couloir droit et dispose d’une défense armée physiquement, elle reste en carence sur le poste d’arrière gauche. Ses gardiens (Matevz Skok et Urban Lesjak) ne sont pas non plus des assurances tous risques. A la France d’en profiter…

source: la croix

Transfert : Guedes est Parisien (officiel)

Dans les tuyaux depuis plusieurs jours, le transfert de Gonçalo Guedes (20 ans) au Paris Saint-Germain est désormais officiel : l’attaquant portugais s’est engagé ce mercredi soir jusqu’en juin 2021 avec les champions de France. Montant estimé de l’opération : 30 millions d’euros, plus 7 millions de bonus éventuels, d’après le Benfica Lisbonne.

« Je suis très heureux de rejoindre ce très grand club qu’est le Paris Saint-Germain, a réagi le nouveau numéro 15 du PSG sur le site officiel de la formation francilienne. Jouer ici avec des joueurs de très haut niveau va me permettre de progresser. Paris joue toujours pour gagner des titres, mon objectif est donc de gagner le plus de trophées possibles et que Paris triomphe encore. Je sais que mon compatriote Pauleta était un joueur très apprécié par les supporters parisiens. J’espère faire aussi bien et parvenir un jour à être autant apprécié que lui. »

Une recrue qui s’inscrit dans le projet pour Al-Khelaïfi « Nous sommes heureux d’accueillir Gonçalo Guedes et lui souhaitons la bienvenue au Paris Saint-Germain, a déclaré de son côté le président parisien Nasser Al-Khelaïfi. Gonçalo est un jeune talent européen qui s’inscrit parfaitement dans les ambitions de notre projet. Il était suivi depuis plusieurs années par de nombreux clubs européens et a fait le choix fort de signer au Paris Saint-Germain. Gonçalo va prolonger le lien étroit qui nous unit depuis longtemps avec nos nombreux fans portugais de la région parisienne et je suis sûr que tous nos supporters apprécieront ses qualités techniques autant que son état d’esprit. » Capable d’évoluer sur tous les fronts de l’attaque, Guedes va venir compléter dans un premier temps l’armada offensive d’Unai Emery. D’abord utilisé dans un rôle de joker de luxe, le Portugais devra probablement attendre un peu avant d’espérer s’imposer au sein de sa nouvelle équipe.

Source: Maxifoot